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Chien

Le caractère du chien

 

Éduquer un chien signifie influencer son caractère, en le façonnant suivant nos exigences. Mais qu’est-ce que le caractère d’un chien ?

 

 

Chien


Qu'est-ce que le caractère ?

 

De la même façon que pour l’homme, le mot caractère a une double signification pour le chien.

  • La première indique un ensemble de données psychiques (courage, trempe, mordant, curiosité et ainsi de suite). Un chien qui possède toutes ces qualités assez marquées est dit chien de grand caractère, alors que celui auquel elles manquent, totalement ou en parties, est appelé chien avec peu de caractère.

  • La seconde signification est plus proche de bon caractère ou de mauvais caractère. On se rapproche de la signification humaine car en général, quand on parle du bon caractère d’une personne, on pense à un homme sympathique, disponible, riche de qualités morales. Tandis que dans le cas contraire, on dit d’une personne qu’elle a un mauvais caractère.

 

Le cas du chien est cependant très différent. Un chien ayant bon caractère est à la fois un chien sympathique, disponible, bon envers les hommes et envers ses semblables. Mais un chien au mauvais caractère ne peut pas être un chien sans qualités morales, pour la bonne et simple raison qu’un chien ne possède pas de sens moral.

Aucun chien ne peut être méchant, car il n’obéit pas à des règles ou à des lois éthiques.

 

Le chien n’a que deux modèles de comportement :

  • L’un d’eux lui est fourni par sa nature (l’instinct)
  • L’autre par l’homme.

Des millénaires de domestication n’ont pas altéré beaucoup l’état mental du chien. S’il a pris des formes, des dimensions et des couleurs différentes à l’extérieur, il est resté le même à l'intérieur depuis 12.000 ans.

 

Le cerveau du chien, au moins à la naissance, est en tout point semblable à celui d’un loup.

C'est l’homme qui, par ses interventions successives, envahit la croissance psychique du chien, en lui faisant penser que les créatures à deux pattes qui l’entourent sont pareilles à lui et en lui apprenant à respecter et à suivre une meute qui marche debout .

 

Ce processus d’envahissement s’appelle imprinting.

 

En absence d’imprinting, le chien ne se sent aucun lien avec l’homme, qui est pour lui un être étranger et inconnu, au même titre qu’un tigre ou un éléphant. Le chien n’a donc aucun instinct naturel qui puisse le pousser à un comportement agressif envers l’homme. De même, il est totalement dépourvu d’ instincts naturels qui le poussent à un comportement docile ou affectueux. Ces pulsions naissent de l’intervention humaine pendant la phase d’imprinting ; sans cette intervention, le chien n’aura qu’une réaction instinctive, celle de se protéger, et donc de fuir.

 

Seuls deux cas pourraient faire préférer l’attaque à la fuite :

  • La femelle défendant sa portée
  • Le chien menacé et acculé sans possibilité de fuite.
 

Chien

Les caractéristiques psychiques du chien

 

La cynologie moderne examine les 9 qualités formant le caractère du chien :
agressivité, combativité, curiosité, docilité, possessivité, réactivité, sociabilité, trempe et vigilance.


  • Agressivité

    C’est la capacité du chien à réagir par une impulsion de lutte à une stimulation menaçante envers lui, son territoire ou les personnes qu’il aime. L’agressivité est une qualité naturelle qui ne peut manquer à aucun chien, même si elle est plus marquée chez certaines races que chez d’autres.

    Ce qui compte vraiment toutefois (surtout chez un sujet de travail), c’est la combativité ; l’agressivité n’est qu’une impulsion qui peut se transformer en lutte si le chien est combatif, mais aussi en fuite si la combativité manque.


  • Combativité

    C’est la capacité de passer aux voies de fait, c’est-à-dire de transformer l’agressivité en lutte véritable, au lieu de choisir la fuite.

  • Curiosité

    C’est l’intérêt pour le monde extérieur et pour ce qui peut éveiller l’attention d’un chien. C’est une qualité très importante : sans curiosité, on a un chien apathique et incapable d’apprendre.


  • Docilité

    Il s’agit de la capacité du chien à accepter spontanément l’homme en tant que supérieur hiérarchique, sans besoin de coercition. En pratique, c’est la capacité d’aimer son maître et de vouloir lui obéir, apprendre de lui et compter sur lui.

  • Possessivité

    C’est la capacité du chien à se considérer propriétaire de quelque chose ou de quelqu’un. Elle est importante car le chien ne défendra ni son maître, ni sa maison s’il ne les ressent pas comme « siens ».

 

  • Réactivité (ou tempérament)

    Ce terme indique la vitesse de réaction du chien aux stimulations extérieures, qu’elles soient positives ou négatives. Un chien au vif tempérament réagira promptement à l’arrivée de son maître comme à l’agression d’un malfaiteur.

  • Sociabilité

    Il s’agit de la capacité du chien à entrer en rapport avec l’homme de façon simple et naturelle. Elle ne doit pas être confondue avec la socialisation, qui indique la période durant laquelle, au sein de la meute (ou de la famille), le chien trouve sa place à un degré précis de la hiérarchie.

  • Trempe

    C’est ce qui mesure la capacité à supporter des stimulations extérieures désagréables ou douloureuses. Par exemple, si l’on marche sur la patte d’un chien à la trempe peu marquée, il réagira en pleurant, en s’arrêtant ou en boitant longtemps ; s’il est vraiment mou, il refusera même de continuer à marcher.

    Un chien au caractère trempé ne s’apercevra même pas qu’on lui a marché sur la patte et un chien de trempe moyenne n’émettra qu’un gémissement bref, puis continuera sa marche d’un pas sûr et joyeux.

    La trempe augmente avec l’âge : les chiots sont toujours de grands pleureurs ! C’est justement pour évaluer la trempe du sujet – et non par cruauté gratuite – que le chien est touché deux fois par le bâton pendant les attaques, dans les épreuves de travail.

  • Vigilance

    C’est la capacité d’avertir (de la voix ou par les attitudes corporelles) de l’approche d’un danger potentiel, tant pour le chien que pour son maître. La vigilance se manifeste toujours de façon plus marquée à l’intérieur du territoire où vit le chien et beaucoup moins à l’extérieur. Le dressage peut cependant éveiller la vigilance également sur un territoire neutre.

 

 

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Le chiot a besoin d’un maître

 

Le chiot a un besoin vital d'avoir un maître, de trouver une figure-guide en laquelle il puisse avoir confiance : l’équivalent humain de la mère d’abord, et du chef de meute ensuite. En l’absence d’une telle figure, son instinct d’animal social le poussera à occuper lui-même cette place vacante : car sans chef, la meute ne pourrait survivre.

C’est pourquoi le chien doit être dressé, guidé et éduqué.

 

  • Accompagner le chiot dans son évolution

    Le chiot ne sait pas se gérer lui-même. Et surtout, il ne le souhaite pas. Le chiot, livré à lui-même, ne devient pas un chien heureux, mais un chien préoccupé, nerveux et stressé. C’est ce qu’il faut absolument savoir quand on prend un chien : ce faisant, on a accepté la responsabilité d’un être vivant, possédant une certaine sensibilité et une compréhension des choses, qu’il faut façonner et diriger.

  • Le besoin de hiérarchie

    Certains chiens sont encore aujourd'hui’hui très proches du loup : d’autres s’en sont détachés au point de ne pas ressentir l’exigence d’une hiérarchie sociale, mais de considérer que leur meute se limite à eux-mêmes et à leur maître. On sait que les races différentes ont des comportements différents, des réactions différentes et des orientations différentes.

 

 

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L'agressivité du chien est-elle naturelle ?

 

L’agressivité et la combativité au sein d'une espèce sont ritualisées. Le chien est un animal social qui vit en meute et à l’intérieur d’une structure sociale où l’anarchie ne peut pas régner. Pour que tout fonctionne bien, de la chasse à la défense de la meute, il doit y avoir des commandants et des subordonnés, des généraux et de simples soldats.

Dans la meute, les positions hiérarchiques ne s’établissent pas seulement par la lutte, mais la lutte est l’un des moyens utilisés. Le problème est que la lutte jusqu’à la dernière goutte de sang priverait la meute de certains sujets.

 

  • Ritualisation au sein du groupe

    C’est la raison d’être de la ritualisation : des gestes rituels et de grandes mises en scène qui servent à établir qui a le plus de cran, qui est le plus fort physiquement, qui a le plus de constance ou le plus de charisme. Ces mises en scène ne prévoient pas l’élimination du plus faible, mais sa soumission. Ces gestes inhibent immédiatement l’agressivité du plus fort, qui abandonne toute attaque. Les victoires sont donc surtout morales.

  • Intervention de l'homme

    Dans le cas du chien, malheureusement, l’homme a parfois dénaturé ce comportement : par la sélection et par l'éducation. Cette oeuvre humaine entraîne le fait que certains chiens peuvent être poussés à se battre entre eux jusqu’à la mort. Mais il faut souligner – y compris parce qu’il s’agit d’un sujet d’actualité – que c’est un comportement contre nature et que la nature, par chance, possède une force supérieure à celle de l’homme. Il en résulte que n’importe quelle race de chien de combat, livrée à elle-même, en revient à la ritualisation en l’espace de quelques générations. En résumé, le chien ne naît jamais féroce ou sanguinaire envers ses pareils : il peut le devenir à cause de l’intervention d’hommes dont le comportement ne peut être qualifié qu’en des termes qu’il vaut mieux ne pas utiliser. Le cas du comportement en dehors de l’espèce est assez différent : dans ce cas, le chien peut arriver « naturellement » à agresser et à tuer.

 

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Notre centre se trouve Rue René Delhaize160 à 6043 Ransart.

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